· Récit d'événement

Jouer gratuitement, volontairement

La semaine dernière, j'ai mixé lors d'une soirée caritative communautaire à Bruxelles sans envoyer de facture — voici l'histoire, et le raisonnement derrière.

La semaine dernière, j'ai chargé la camionnette, installé une sonorisation complète, joué pendant cinq heures et n'ai envoyé aucune facture. C'était une soirée caritative organisée par des associations de femmes et des associations communautaires au sein de la communauté grecque de Bruxelles — le genre de rassemblement porté entièrement par des bénévoles, où la recette des tickets et de la tombola va à celles et ceux qui en ont besoin. Je m'en suis fait une règle discrète au fil des ans : quelques fois par an, je mixe bénévolement pour la communauté. Cet article explique pourquoi.

La soirée elle-même

Les soirées caritatives communautaires ont leur propre chorégraphie, et elle est magnifique. De longues tables, des plats faits maison qui arrivent en relais depuis une cuisine pleine de bénévoles, une tombola aux lots offerts par tous les commerces grecs de la ville, des discours qui débordent parce que la gratitude prend du temps. Mon rôle commence en douceur — des laïkà chaleureux en fond sonore pendant que l'on mange et que l'on prend des nouvelles — puis, exactement au bon moment, les tables se vident et la salle devient ce que toute salle grecque finit par devenir : un cercle, les mains liées, les générations mêlées.

Ce soir-là, le cercle réunissait des dames qui organisent la vie communautaire de cette ville depuis plus longtemps que je n'existe, dansant à côté d'adolescents nés en Belgique et qui connaissent les pas malgré tout. Si vous voulez comprendre comment une diaspora traverse quatre-vingts ans, ce cercle est la réponse.

Pourquoi gratuitement ?

Trois raisons sincères :

  • La dette. La communauté grecque de Bruxelles m'a offert mes premières pistes de danse, mes premières recommandations, mes premières chances. Chaque engagement rémunéré que j'ai aujourd'hui — chaque mariage, chaque gala d'entreprise — remonte, quelque part, à une salle communautaire qui a fait confiance à un jeune DJ. On n'envoie pas de facture à ses racines.
  • L'effet de levier. Une soirée caritative tenue par des bénévoles dispose d'un budget qui se compte en plateaux de spanakópita. Les euros qu'elles consacreraient à un DJ font bien plus de bien dans l'urne des dons. Mon matériel et mon samedi me coûtent peu ; pour elles, c'est la différence entre un rassemblement et une vraie fête.
  • La perspective. Le travail commercial finit par vous convaincre, lentement, que la musique est un produit. Une soirée communautaire par saison remet les compteurs à zéro. Personne, dans cette salle, n'est un client. Ces gens sont la raison d'être de la musique.
Certains sets construisent une carrière. Ceux-là construisent la personne qui a la carrière.

Une offre ouverte

Alors autant mettre ma règle par écrit. Si vous animez une association communautaire, culturelle ou caritative reconnue au sein de la communauté grecque de Belgique et que vous organisez une collecte de fonds ou un événement communautaire, demandez-moi. Si l'agenda le permet, la réponse est généralement oui, et la facture généralement zéro. Vous pouvez en lire davantage sur mon parcours et mes origines sur ma page à propos.

Et si vous êtes un client professionnel en train de lire ces lignes — ceci vous concerne aussi. Le DJ qui répond présent le samedi pour la salle communautaire est le même que celui qui répond présent le vendredi pour votre gala, avec le même cœur. Écrivez-moi dans les deux cas ; je réponds personnellement à tout.

← Tous les articles

Vous préparez quelque chose de similaire ?

Demander un devis